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Toute la vérité sur le blond polaire et mon carnage capillaire

Le blond polaire en fait rêver plus d’une avec son côté princesse Disney. On le sait, la décoloration abîme les cheveux et est très toxique. J’ai néanmoins sauté dedans à pieds joints et à grands regrets désormais…

Je vous explique toute l’histoire.

Depuis plusieurs années, je me sens très à l’aise avec mon blond clair froid (correspondant à ma carnation, initialement blond foncé cendré) travaillé en balayage. Mais depuis quelques temps, j’en avais assez de l’aspect méché et je me mettais à rêver d’une couleur uniforme qui fasse plus « nette ».

Alors j’ai décidé de tester le blond polaire en décoloration totale, toute la tête, adieu les mèches ! J’ai cherché en vain des coiffeurs qui acceptent de me le faire, ils avaient toujours une bonne excuse : « tu vas tuer tes cheveux », « ce sera jamais comme sur la photo », « on arrivera pas au résultat que tu veux », « c’est trop compliqué », « ça va te coûter cher »…  // et ils avaient tous raison ! voir ma mise à jour en bas d’article //

J’ai enfin réussi à trouver un coiffeur au Mexique (et sans le vouloir, un salon tenu par un français ahaha) qui accepte de tenter le coup. Ce qui m’arrangeait bien, car là bas, cela revient forcément moins cher qu’en France.

Ce fut une sacrée expérience qui m’a réservé bien des surprises auxquelles je ne m’étais pas préparée.

Voici, à mon sens, les 7 vérités à connaître absolument avant de se lancer dans l’aventure du blond polaire.

ATTENTION : mise à jour de ce billet (par rapport à la date de publication de cette vidéo) en fin d’article et ce n’est pas réjouissant… car depuis il y a eu des dégâts à retardement.

1- Le blond polaire est une catastrophe sur les personnes de carnation chaude

Evitez-vous les frais et la torture si vous êtes une personne de carnation chaude car cela ne vous ira pas du tout. Il est faux de dire que cela peut aller à tout le monde. C’est une couleur extrêmement difficile à porter même pour les personnes de carnation froide. Qui sont les types chauds en colorimétrie ? Ce sont déjà toutes les personnes qui ont les cheveux roux, blond vénitien, blond doré ou tout autre reflet chaud vraiment évident. Toutefois, en dehors de ces cas, on peut aussi être du type chaud en ayant les cheveux châtain ou bruns mais cela est moins évident à cerner. Pour connaître précisément votre colorimétrie et ne pas faire d’erreur, je vous invite à suivre la masterclass 1 dans laquelle on aborde comment « Se mettre en valeur avec les couleurs ».

2- Cette décoloration implique galère et patience de folie

J’ai fait toute l’opération de transformation sur la même journée. On peut lire partout que c’est long, qu’il faut compter 4 ou 5h… attendez vous à plus ! Et à pleurer au niveau du budget… Surtout si vous aviez déjà les cheveux colorés ou méchés. En ce qui me concerne, comme j’avais un balayage, le coiffeur devait reprendre la décoloration mèche par mèche pour ne pas exploser les cheveux déjà trop clairs et insister sur les plus foncés… Un travail de fourmi… En plus il faut compter plusieurs étapes de décoloration + la patine de neutralisation à la fin (pour refroidir au max) afin de ne pas rentrer chez soi en mode orange fanta ou jaune pipi de la tête.

Je suis donc restée dans le salon 9 heures d’affiler ! J’ai bien dit 9h : de 10h du matin à 19h le soir passé. Il faut supporter la durée du processus et la douleur pendant cette durée. Je me dis maintenant qu’il vaut peut être mieux décolorer en plusieurs sessions sur des jours différents (ce que font les très brunes en général) afin de ne pas subir la brulure du cuir chevelu trop longtemps. Cela signifie être encore plus patiente et supporter des cheveux jaunes pisseux ou d’une couleur innommable entre les différents RDV… Choisir entre patience et souffrance, telle est donc la question.

3- Pour obtenir ce blond, il faut surmonter une douleur insoutenable

Evidemment, vous aurez lu partout que passer à la décoloration, cela signifie bruler vos cheveux, ceci n’est pas un secret. En revanche, je n’avais jamais vraiment eu écho de la douleuuuuuuuur !! On en met des tartines sur « ça crame tes cheveux »… alors qu’il n’y a pas d’alerte au drame concernant la brûlure de toute la peau du crâne. On peut parfois lire que ça chauffe un peu le cuir chevelu. Je ne suis pas douillette et je peux vous dire que ça ne chauffe pas juste un peu… ça brûle carrément le crâne comme si on le passait au chalumeau et cela pendant des heures !!! Je supporte bien la douleur de manière générale, je suis du genre un peu « bonhomme »… et bien là, j’étais à deux doigts de pleurer comme un bébé en fin de processus tellement la douleur devenait insoutenable.

Paraît-il que le cuir chevelu n’est pas aussi sensible selon les personnes. Je n’avais jamais eu à expérimenter la sensibilité du mien et maintenant que je l’ai vécu, je préfère vous prévenir de ce risque.

Mon crâne a réellement été brûlé au point que j’avais mal en me peignant. J’en ai eu des croûtes quelques jours après.

4- Il faut accepter de perdre volume, densité et boucles

On perd du volume pour plusieurs raisons. La nature du cheveu change et cela casse les boucles ou les ondulations naturelles que vous pouvez avoir. Pendant quelques temps, vos cheveux sont donc plus raides. Aussi, si vous optez pour la décoloration totale sans racine, il n’y a plus d’effet de profondeur et les cheveux paraissent alors moins fournis et moins denses. Si vous avez peu de cheveux et/ou très fins, cela accentuera cet aspect. Il faut le savoir et ne pas avoir de mauvaise surprise.

5- Le blond polaire ne supporte pas l’absence de maquillage

Le teint zéro défaut n’existe pas avec le blond polaire. A la sortie du salon, si tu n’es pas maquillée, tu ne te reconnais pas, tu te trouves fade voire maladive, peut être même vieillie. Je suis passée par toutes ces sensations. Si une fois maquillée, le blond polaire est très stylé et fait son effet, je n’ai vraiment pas l’air en forme au naturel. Avec les mèches que j’ai toujours eu, j’ai toujours pensé que j’avais la chance d’avoir une peau assez nette avec peu d’imperfections. J’ai toujours apprécié pouvoir sortir non maquillée tout en me sentant relativement bien. Je n’avais jamais eu de complexe concernant mes cernes plutôt peu présents, peu colorés… Là, le blond polaire m’a fait bloquer sur mes rides et sur mes cernes pour la première fois de ma vie. Alors si vous avez naturellement des cernes marqués, il y a une forte probabilité pour qu’ils soient accentués.

En bref, si tu veux du blond polaire, tu dois vraiment être une FAN (limite pro) de maquillage sinon tu vas souffrir. Les deux vont vraiment de paire : un beau blond polaire suppose un super make up et un travail minutieux du teint.

6- Le blond polaire questionne ton identité

Comme je le disais, sur le coup tu ne te reconnais pas (surtout au naturel sans maquillage) et il faut plusieurs jours pour s’habituer. C’est presqu’aussi déstabilisant qu’une chirurgie esthétique, sauf que là, si tu te plantes ce n’est pas irréversible. C’est là qu’il faut dédramatiser, ça repousse ou ça se reteint !

Cela questionne ton identité, car cela change la lumière de ton visage, ton allure, ton style… Faut l’assumer, ça donne de la personnalité, une personnalité beaucoup plus affirmée. Il faut aussi être à l’aise avec le fait de ne pas passer inaperçu.

7- Le blond polaire suppose d’être méticuleuse

Dire que cela abîme les cheveux n’est pas un mythe : au départ les cheveux sont sensibilisés, ils sont secs, rugueux, s’emmêlent… En revanche, au bout de quelques semaines, si vous traitez bien vos cheveux, vous pouvez retrouver une bonne texture et de la brillance. J’ai trouvé que ce n’était pas si dramatique que cela dans la durée (attention : voir la mise à jour plus bas !). Bien évidemment cela dépend de la nature de cheveux de base et de sa fragilité initiale. Alors oui c’est possible d’avoir de beaux cheveux avec un blond polaire (au début !) mais il faut aimer être soignée avec eux :

  • prendre le temps de faire des masques régulièrement et autres soins hydratants, re-gainants,
  • avoir une routine shampoing/baume bleu (ou violet) au millimètre : il faut en effet trouver la juste dose et le bon temps de pose car le cheveux sans pigment absorbe très vite le bleu ou le violet… on peut donc très vite ressortir avec les cheveux d’une couleur douteuse bleu/verdâtre/rosâtre…(surtout les premières semaines).

En bref, quand t’as osé une fois le blond polaire, tu comprends mieux pourquoi rares sont les coiffeurs qui acceptent de se lancer sur ta tête et pourquoi rares sont les personnes qui conservent cette couleur dans la durée.

Alors est ce que j’en ai fini avec le blond polaire ? Et bien pas sûr… j’aime vraiment beaucoup mais je veux éviter par dessus tout cette douleur atroce… Du coup, on verra si j’arrive à trouver une alternative…

MISE A JOUR (fin 2020) : après 2 ans de blond polaire… les dégâts capillaires

Je reviens vous donner des nouvelles concernant ce sujet… J’ai en effet poursuivi avec des décolorations maison suite aux épisodes de confinement. Je suis revenue dessus tous les 3 mois pour reprendre les racines mais à chaque fois je dépassais forcément sur les autres cheveux déjà décolorés… décolo sur décolo. Le pire truc du monde en matière de coiffure… Et quand j’imagine toute la toxicité que j’ai infligé à ma peau qui a absorbé toutes ces substances, je m’en veux.

Pendant ces périodes, je me disais : « ça va, pour 2 ans de décoloration, mes cheveux sont encore très bien, ils résistent et ne sont pas trop abîmés. Ils repoussent, tout va bien ».

Puis tout d’un coup, je me suis mise à perdre des cheveux par grosses poignées à chaque shampoing. Maintenant je ne vois plus que des cheveux morts indomptables, qu’on ne peut plus coiffer, qui font de la paille et me donnent une tignasse de troll. Alors déjà que j’ai du mal à me peigner, je ne vous raconte pas la galère.

Mais le pire du pire, c’est toutes les mèches qui se sont coupées net. Bim bam boum, les cheveux se sont littéralement cassés par mèches entières comme coupées au ciseau. Cela m’a fait un choc.

A différents endroits de la tête, j’ai donc des mèches coupées qui ne demandent qu’à repousser naturellement sans qu’on vienne les polluer…

Bref, j’ai vraiment fait de la mouise avec mes cheveux et ce n’était pas du tout cohérent avec mes valeurs de vie slow, respectueuses du corps et de l’environnement…

Mais que voulez vous, personne n’est parfait. Mon désir de chevelure de déesse m’a perverti pendant un temps. Aaaaahlalala les lubies…

La nature m’a bien rappelé à l’ordre car j’attends maintenant la repousse avec impatience pour retrouver ma véritable nature de cheveux, leur douceur, leurs ondulations, leur volume, leur nombre…

Je reste un peu déçue de devoir faire une croix sur ce blond froid. Les colorations végétales ne permettent d’obtenir qu’un blond doré mais elles seraient la meilleure alternative pour la santé de mes cheveux. Alors gros dilemme : je teste le végétal ou retour aux simples mèches (mais toujours toxiques) ?

A ce stade, je n’ai pas retouché mes cheveux, je laisse la racine naturelle se répandre. Je me laisse le temps de la réflexion. Je reviendrai sûrement raconter la suite ici… A l’heure qu’il est, je penche pour tester le végétal.

A suivre…

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Angélique Dissaux
Angélique Dissaux
1 année il y a

Bonjour,j’ai trouvé votre article très juste c’est exactement ce que j’ai ressenti pour tout! Moi aussi j’ai fait une décoloration complète et je me tâte a ne refaire que des mèches blond polaire sur ma repousse. J’aurais aimé avoir votre retour pour savoir pour quoi vous avez opté par la suite. Merci

Loren

Publié par Loren

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