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ITW : dans la valise d’Hapsatou Sy, beauty business woman et animatrice TV

La web-série de l’été « dans la valise de… » touche à sa fin. Je suis heureuse de vous présenter une super self-made woman aux multiples facettes : Hapsatou Sy ! Cette jeune femme déterminée « partie de rien » a fondé sa propre marque de cosmétiques (qui fait un carton !) et s’est également retrouvée propulsée à la télé devant vos petits écrans… Une femme élégante et inspirante qui partage avec nous son parcours, sa vision de la réussite au féminin et… un petit bout de sa valise d’été bien sûr !!

L : Tu as sorti ce livre « Partie de rien » dans lequel tu racontes ton histoire et comment tu t’es lancée très jeune, à 24 ans, pour créer ton concept de salon de beauté. Dès le départ tu n’as pas eu froid aux yeux : tu as souhaité un grand salon dans l’un des plus beaux quartiers parisiens (l’île St Louis) alors que tu partais avec un budget très serré…

H : En fait, je n’avais même pas visé cela. Je suis arrivée sur l’île St Louis par hasard, je connaissais pas son prestige. J’ai ouvert un espace beauté qui faisait 120m2 mais pour le concept que j’envisageais ce n’était pas si grand que ça… Cela semblait déjà immense pour les gens car lorsqu’on grandit avec le parcours qui est le mien, on nous enferme dans quelque chose qui devrait forcément être petit…

Mais je crois que le rêve est permis, les gens ont le droit d’avoir des ambitions folles. Je crois que quand on se fixe un objectif à 10, on peut atteindre 7 ou 8 alors que si on le fixe à 4, on atteint 3…

C’est quelque chose de très personnel… Si le projet d’une personne est de restaurer son jardin et d’en faire une petite culture bio, et que cet objectif le rend heureux et bien c’est SA réussite ! Et si quelqu’un a envie de conquérir le monde et d’avoir des business partout, c’est SA réussite ! On doit respecter l’ambition de chacun.

L : Donc l’échelle de l’objectif est personnelle, elle est propre à chacun, c’est cela qu’il faut retenir. En ce qui te concerne, tu as réalisé ton rêve en créant ton empire cosmétique. Comment as-tu eu l’idée du concept des noms de produits aussi funs qu’accrocheurs comme « soif de toi »… ?

H : J’avais envie de créer quelque chose qui me corresponde. Aujourd’hui dans les cosmétiques tout se ressemble, c’est difficile de se démarquer donc il faut apporter son ADN… J’avais envie d’une marque efficace qui créée de la bonne humeur et qui crée de l’ambition.

  • Efficace : car on recherche des ingrédients novateurs et en haute concentration, d’une très belle qualité pour offrir un vrai résultats aux clientes.
  • Qui apporte de la bonne humeur : j’avais envie d’un univers marketing assez fun. Ces noms de produits sont recherchés avec mon équipe, j’aime cette notion de partage.
  • Qui créée de l’ambition : parce que je pense que lorsque l’on créé une marque, on a aussi une obligation sociale de transmettre des valeurs… Et à l’heure où toutes les jeunes filles sont sur Internet pour apprendre à se maquiller, j’avais envie de véhiculer un autre message : « les filles sont belles avant tout parce qu’elles dégagent de la force, de la détermination, et qu’elles se battent pour réaliser leurs rêves ». C’est pour cette raison que j’ai choisi, comme égéries de ma marque, des femmes qui ont toutes initié un projet, petit ou grand…elles ont réalisé leurs rêves !

L : Tu as aussi connu le burn out et après ces difficultés, tu as quand même continué, tu as persévéré. Quelle a été ta ressource principale pour ne pas abandonner ?

H : D’abord mon père parce qu’il a toujours travaillé et il ne s’est jamais plaint. Il a toujours été content d’aller bosser, donc je me disais : « il ne se plaint pas donc je ne me plaindrai pas ». Ma première motivation c’est d’honorer son parcours qui a été difficile, celui des gens qui arrivent sans papier dans un pays qu’ils ne connaissent pas pour offrir une vie meilleure à leurs enfants. Mais ce qui m’a également stimulé c’est que j’étais préparé à l’échec. Comme un sportif de haut niveau, l’entrepreneur se prépare à la compétition et il ne gagne pas toujours. Là où le sportif apprend le plus c’est dans ses échecs et non dans ses victoires. Dans ses défaites, il va apprendre un maximum de choses qui lui serviront pour la suite et pour atteindre ses objectifs de performance. J’étais préparée à cela : il est normal de devoir affronter des difficultés, cela fait grandir… c’est utile !

L : tu parles dans ton livre d’une clé essentielle pour réussir : le kulo… à ton sens, est-il inné ou plutôt une sorte de muscle que l’on peut travailler et développer ?

H : Oui c’est tout à fait ça, c’est un muscle que l’on peut développer. De quoi a-t-on peur ? D’un « NON », c’est tout ce que l’on risque… cela ne fait pas mal, c’est peut être vexant mais c’est tout ! Le réseau c’est le kulo, c’est nécessaire à l’entrepreneur. Si vous avez une opportunité devant vous et que vous pouvez interpeller quelqu’un qui peut participer à votre changement de vie, alors vous traversez la pièce, vous lui serrez la main et vous lui expliquez. Je l’ai fait et je ne suis pas morte, tout va bien (rires).

L : Tu es aussi chroniqueuse télé… Comment es tu passée de l’univers business à l’univers média, télé ?

H : Je ne suis pas chroniqueuse mais animatrice télé en fait, je n’ai pas fait l’exercice de la chronique. J’ai eu un reportage sur Zone interdite et après on m’a appelé pour passer de l’autre côté de la table pour juger des inventeurs… c’est comme  cela que je suis arrivée chez M6 avec  l’inventeur 2012. C’est un tout autre métier, une casquette bien différente et j’aime bien ça ! On aime trop mettre les gens dans des cases et leur dire « tu as fait ça alors tu restes ça »… mais non ! Si vous avez des objectifs et envie de faire autre chose… ou même plusieurs choses différentes en même temps, soyez toujours libre de vos choix.

L : Quel est le truc le plus fou que tu aies fait dans ta vie ?

H : Sauter en parachute toute seule (rires)

L : Qu’est ce que emmènes à coup sûr dans ta valise pour les vacances d’été ?

H : En général, j’amène toujours mon huile « Cas de force majeure », c’est le premier produit que j’ai créé. Elle est faite avec de l’huile des Incas. Pour la petite histoire, j’étais au Brésil et je voyais les femmes se tartiner de cette huile partout. Qu’est ce que c’est ? On me dit : l’or des Incas… En faisant mes recherches, je vois que c’est un arbre qui ne pousse qu’au Pérou et qui donne cette graine oléagineuse dont on extrait l’huile la plus riche du monde. Ce produit je l’amène partout parce que pour le moindre petit bobo ou démangeaison, elle apaise tout de suite ! Sur les cheveux elle est géniale, pour se démaquiller également, et enfin pour le corps, elle donne une peau d’une douceur inouïe… elle a le confort d’une huile grasse à l’application et l’avantage d’une huile sèche car elle pénètre tellement vite qu’elle ne laisse pas la peau grasse du tout !

Ensuite j’emporte un casque… j’adore la musique mais je ne veux pas déranger les gens. J’écoute pleins de musiques différentes. Je mets mon casque et hop, je me mets dans dans ma bulle…

Je vais également mettre dans ma valise ce livre qu’on m’a conseillé récemment : « En attendant Bojangles » d’Oliver Bourdeaut. C’est une sublime histoire d’amour, captivante…

Et enfin, je n’oublie pas mon cahier… j’ai toujours un cahier avec moi que je complète avec des idées, des réflexions, des questions que je me pose, des choses qui m’inspirent.

***

Retrouvez toute l’actualité de notre charmante invitée sur sa page Facebook Hapsatou Sy et découvrez tous ses produits de beauté sur le site Hapsatou Sy.

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Loren

Publié par Loren

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