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Développement personnel : croyances limitantes, en finir avec l'auto-sabotage !

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« Nos auto-saboteurs », sont des comportements qui nous conduisent à faire des choix et à prendre des directions qui sont aux antipodes de nos souhaits les plus profonds et nous empêchent d’accéder au bonheur qu’on mérite.

« Nos auto-saboteurs », sont des comportements qui nous conduisent à faire des choix et à prendre des directions qui sont aux antipodes de nos souhaits les plus profonds.

Développement personnel : croyances limitantes, en finir avec l’auto-sabotage !

J’ai lu le livre très parlant de Jacques Salomé (« A qui ferais-je de la peine si j’étais moi même? »), dans lequel je me suis reconnue à plusieurs reprises. En fait, nous sommes tous concernés par ce type de comportements.  Ces conduites, nous les produisons et reproduisons de façon plus ou moins répétitives sans pouvoir nous en empêcher alors qu’elles ne sont pas les bonnes manières d’agir pour aller dans le sens de nos désirs. Ces façons de fonctionner sont même tout le contraire de ce qu’il faudrait faire pour obtenir ce que l’on veut. Et pourtant, nous continuons en pensant fatalement « toutes façons je suis comme ça, j’ai toujours été comme ça, je n’y peux rien ». C’est plus fort que nous, c’est notre petit diable intérieur.

Ne vous est-il jamais arrivé de vous demander : « mais finalement, pourquoi j’ai choisi de faire ça ? Pourquoi j’ai choisi cette voie ? Finalement qu’est ce qui a fait que j’ai choisi de vivre ici ou comme ça ?». Lorsque vous vous posez ce genre de question c’est que c’est très certainement l’un de vos auto-saboteurs qui vous y a conduit et non vous même. Vous vous êtes laissé guider par votre contrainte auto-sabotrice et non par votre cœur et votre désir. Votre désir, vous l’avez enfoui au fond quelque part, pour ne pas l’entendre.

J.S explique que les mécanismes d’auto-sabotage sont très efficaces et nous empêchent de nous réaliser pleinement. Ils sont une véritable entrave à notre liberté d’être et font obstacle à notre bien être.

En prendre conscience est déjà la première chose à faire. Ensuite, pour déloger ces habitudes mentales d’auto-sabotage et y renoncer, il faut essayer de comprendre d’où ils viennent. Savoir remonter à leur source permettra de s’en éloigner.

Auto-sabotage Livre

Développement personnel : d’où viennent ces croyances autosabotrices ?  

Il y a d’abord les étiquettes posées dans l’enfance.

Ce sont des injonctions déposées par nos proches (parents, famille, camarades…) pour tenter de nous faire entrer dans un moule. Ces injonctions vont s’imposer comme de véritables diktats qui vont définir la personne, la façonner et la conditionner de cette manière, sous cette étiquette. Un conditionnement qui la poursuivra dans ses choix de vie et dans ses comportements relationnels.

Exemple : « Quel empoté celui là ! Il est né avec des mains en guimauve, qu’est ce qu’il est maladroit ! ». L’enfant va évoluer avec cette croyance qu’il est maladroit, qu’il est né ainsi et qu’il n’y peut rien changer. Cela le poursuivra dans sa vie d’adulte.

Il y a ensuite des injonctions que l’on s’impose à nous même

Des interdits, des censures, des défis, des obligations, des devoirs à accomplir, une bonne image que l’on veut se donner, se prouver des choses à nous même ou au monde entier…

Comment surviennent ces auto-injonctions ? Elles surviennent généralement au moment d’une crise, d’un événement contrariant, d’une souffrance et apparaissent comme un moyen de défense : une nouvelle politique qu’on s’inflige à nous même pour nous protéger et ne plus revivre telle ou telle difficulté. Ces politiques de défense vont s’imposer et s’installer en nous comme de véritables prisons.

Exemple : « J’ai souffert de ma première histoire d’amour. Mon amoureux de l’époque, après m’avoir déclaré tout son amour, m’a menti et m’a trahi. Je me suis jurée de ne plus jamais me laisser aimer pour ne plus jamais ressentir mon cœur brisé à nouveau. » Cette injonction va priver la personne de sa liberté sentimentale et émotionnelle dans ses futures relations amoureuses et provoquer l’échec.

J.S explique qu’il est plus difficile de se libérer de nos propres injonctions que de celles qui ont été déposées sur nous par les autres. Pourquoi ?

Parce que les auto-injonctions nous ont aidé à traverser des périodes difficiles, ce sont elles qui nous ont permis de trouver la force de rebondir et d’aller de l’avant. Inconsciemment, le fait d’y renoncer serait synonyme de redevenir vulnérable. Une fois que l’on a compris ça, on peut néanmoins parvenir à s’en éloigner avec beaucoup de travail sur soi.

Quant aux étiquettes qui nous ont été « scotchées sur le front » par les autres, elles sont également fortement encrées mais il est possible de s’en libérer en les rendant à ceux qui nous les ont collé et en adoptant un positionnement nouveau face à eux.

Repérons nos croyances auto-sabotrices

Ce livre fait un inventaire des autosaboteurs les plus courants pour nous aider à repérer les nôtres.

Je vais en citer ici quelques uns, ceux qui m’ont le plus parlé et tenter de les résumer brièvement :

La banalisation et l’ironie 

On rejette la possibilité de changer de regard pour rester dans le connu et le maitrisable – Exemple : « tout ça, c’est archi connu, tout le monde peut le faire… ». Donnez vous la possibilité de voir les choses autrement et d’apprendre.

Développement personnel : le repli sur soi 

Pour son développement personnel, il faut à tout prix éviter le repli sur soi. Il s’agit de se maintenir dans une bulle d’autosatisfaction en évitant de se remettre en question – Exemple : « ça ne sert à rien que je parle, on ne me comprend pas »

Commencer une demande importante par un reproche direct ou implicite

C’est le meilleur moyen de ne pas obtenir une réponse positive à notre demande. Exemple : si j’ai besoin de la présence de mon ami mais que je commence directement mon approche en lui reprochant de ne pas m’avoir appelé, je vais le braquer et je vais recevoir l’inverse de ce que je recherche : du rejet au lieu de la présence.

La répression imaginaire

C’est le fait d’imaginer, d’anticiper ce qui  peut se passer si je fais tel ou tel choix, si je prends une décision plutôt qu’une autre. Je me prive de faire ou de dire quelque chose en étant convaincu que « c’est mieux comme ça sinon l’autre penserait ou ferait à coup sûr ceci ou cela ». Exemple : « on ne peut pas lui dire, elle est trop fragile, elle ne le supportera pas ».

Le besoin de mettre l’autre en difficulté ou en échec

En agissant de cette façon « c’est du meilleur de lui que l’on se prive » nous dit JS.

L’autoaccusation

« Si j’avais été là, tout ça ne serait jamais arrivé, tout est de ma faute ». Cet autosaboteur a pour effet de déresponsabiliser le véritable auteur des actes concernés (pour ne pas avoir à digérer que notre propre enfant, ou frère ou autre proche a pu faire une chose pareille). Ce sabotage va permettre d’obtenir rassurance et déculpabilisation de la part de l’entourage de façon à ce que la personne s’y complaise. Or, comme le dit l’écrivain « plus je commence à m’aimer et à me respecter, moins j’ai besoin de me donner de la valeur en me sacrifiant.

S’approprier le malheur des autres

Cette conduite qui consiste à tout absorber comme une éponge et à prendre sur soi tous les problèmes de son entourage fait de la personne une « poubelle vivante » où s’agglutinent les choses négatives et souvent inutiles pour elle même. En se polluant ainsi, la personne évite de se pencher sur ses propres difficultés et y trouve comme un peu de « piment » dans sa vie et une sorte de bonne image d’elle même. Or il ne faut pas confondre ce sabotage avec la véritable compassion pour autrui. Face à cet auto-saboteur, interrogez vous sur vos propres difficultés qu’il est nécessaire d’affronter en priorité et sur cet ennui de vous même qui provoque ce besoin de faire vôtres, les péripéties des autres. Enrichissez donc votre propre vie et oubliez celle des autres (ce qui n’empêche pas d’être présent lorsqu’ils en ont besoin).

Ne pas demander et attendre que l’autre comprenne notre demande sans avoir à la formuler

Dans ce sabotage, on se refuse à demander car cela reviendrait à se rabaisser, à mendier. On estime en effet que l’autre devrait savoir et agir naturellement dans le sens attendu. Exemple : « s’il m’aimait vraiment, il aurait pensé à ça de lui même, c’est tellement évident quand on aime».

La déclaration d’impuissance 

Le « je ne peux pas, je ne suis pas capable » cache en fait un « je ne veux pas » et donc une impossibilité librement choisie. Il s’agit de s’abriter derrière une incapacité pour ne pas avoir à justifier du pourquoi on ne veut pas. Le refus n’est donc pas assumé afin d’éviter la confrontation, la désapprobation. La personne sabote sa communication avec l’autre car « la relation repose sur 4 piliers : demander, donner, recevoir et refuser ».  Face à cet auto-saboteur, il est nécessaire d’apprendre à s’affirmer et à reformuler précisément ce qu’il y a derrière le « je ne peux pas ».

Ces croyances limitantes sont puissantes et nombreuses et nous empêchent de parvenir à un développement personnel efficace. Il en existe encore bien d’autres…

Les identifier, c’est déjà un grand pas pour commencer à s’en écarter !

N’hésitez pas à lire les articles sur l’insatisfaction, le regard sur soi et comment avoir confiance en soi.

♣ Et vous , parvenez-vous à identifier vos croyances d’auto-sabotage ?

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AMARA
AMARA
6 mois il y a

Votre article est formidable. Je suis dans ce cas avec Isabelle 57 ans qui m’aime, a peur de l’engagement et pratique l’auto destruction amoureuse. Vous ne dites pas comment faire. : abandonner, fuire , faire un silence radio, lui dire que je ne suis pas dupe ou alors???

olivier
olivier
2 années il y a

Bonjour
tu indiques « il est possible de s’en libérer en les rendant à ceux qui nous les ont collé et en adoptant un positionnement nouveau face à eux », comment ? est-ce qu’il l’explique JS ? 🙂

Andréa
Andréa
3 années il y a

En ce moment je m’intéresse beaucoup à la méditation, le lâché prise, les affirmations positives. J’ai grandi avec une mère qui me répétait sans cesse que j’étais nulle et que je n’arriverais jamais à rien. Certes, je n’étais pas douée et logique mais elle ne m’a jamais aidé à surmonter tout cela. De ce fait, convaincu d’être nulle et que je ne pouvais rien y faire, j’ai baissé les bras. J’ai quand même voulu me prouver le contraire en réussissant mes examens professionnels. Je me suis battue pour être une employée investie, j’étais un vrai pillier au travail jusqu’à ce que j’y laisse ma santé. A force de vouloir me prouver que je n’étais pas plus nulle qu’une autre et que j’étais une superbe maman, je n’ai pas écouté les signaux de mon corps. Voilà deux ans que je suis en maladie professionnelle et que je me bats pour aller mieux suite à mon burn out malgré un divorce éprouvant. Aujourd’hui je veux revivre et accomplir de nouveaux changements tout en me préservant.

Maillard
Maillard
4 années il y a

l’auto sabotage

Loren

Publié par Loren

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